Connaître son sol
Le terrassement commence avant l'arrivée des engins, par la connaissance du terrain. Nature du sol, présence d'argile, de roche ou d'eau : ces informations déterminent le type de fondations et la façon de travailler. Dans les secteurs exposés au retrait-gonflement des argiles, une étude géotechnique est exigée ; ailleurs, elle reste vivement conseillée.
Le relief compte aussi. Un terrain en pente demande de décider tôt où placer la maison, où stocker la terre et comment gérer l'écoulement des eaux de pluie.
Implanter la maison et ouvrir l'accès
L'implantation reporte sur le terrain l'emplacement exact de la construction, à partir des plans et des limites de propriété. Elle est généralement faite par le géomètre ou le constructeur ; c'est elle qui fixe les repères de niveau pour la suite.
Il faut aussi que les camions puissent entrer : un accès empierré, stable même par temps de pluie, évite de s'embourber et de déformer le terrain. C'est souvent le premier ouvrage du chantier.
Décaper et décaisser
La terre végétale, riche et meuble, ne supporte pas une construction. On la décape sur l'emprise de la maison et on la met de côté : elle servira plus tard pour les espaces verts. Vient ensuite le décaissement, qui amène le terrain au niveau prévu pour la dalle ou le vide sanitaire.
Les déblais sont soit régalés sur le terrain, soit évacués. Mieux vaut en parler dès le devis : le volume de terre déplacé pèse dans l'organisation du chantier.
Creuser les fondations
Les fouilles des fondations suivent le tracé des murs porteurs, à la profondeur et à la largeur demandées par l'étude ou par le constructeur. Elles doivent atteindre un sol stable et descendre sous la zone sensible au gel. Des fouilles propres, aux bonnes cotes, facilitent tout le travail du maçon.
Selon le projet, on réalise aussi un vide sanitaire ou une plateforme compactée pour une dalle sur terre-plein, en couches successives de matériaux bien compactés.
Passer les réseaux
Eau, électricité, télécom, évacuations des eaux usées et des eaux pluviales : les tranchées des réseaux se creusent pendant le gros œuvre, bien avant la finition des abords. C'est aussi le moment de prévoir un drainage autour des fondations si le terrain retient l'eau.
Une fois les réseaux posés et contrôlés, les tranchées sont remblayées, puis les abords remis en forme avec la terre végétale mise de côté au début.
Les erreurs qui coûtent cher
Terrasser un sol détrempé : en plein hiver breton, un terrain gorgé d'eau se déforme sous les engins et se compacte mal. Il vaut parfois mieux décaler de quelques jours que de fragiliser la plateforme de la maison.
Perdre la terre végétale : mélangée aux déblais ou évacuée trop vite, elle manquera au moment d'aménager le jardin. La stocker à part, en tas pas trop haut, ne coûte presque rien.
Oublier un réseau : une gaine ou une évacuation qu'on n'a pas posée avant la dalle oblige ensuite à casser ou à contourner. Faire la liste de tous les réseaux avant de couler, y compris ceux pour un futur abri de jardin, un portail motorisé ou un éclairage extérieur, évite bien des regrets.
Remblayer sans compacter : une tranchée simplement rebouchée finit par se tasser, et la cour ou l'allée posée dessus se creuse. Le remblai se fait par couches compactées l'une après l'autre.
Et après la construction ?
Quand la maison est hors d'eau, le terrassier revient souvent pour les abords : remise en forme du terrain, régalage de la terre végétale, allée et cour, clôture, gestion des eaux de pluie. Penser à ces travaux dès le départ permet de mieux organiser les accès et les stocks de matériaux pendant tout le chantier.
Travailler avec votre constructeur
FTS Terrassement intervient aussi bien pour des particuliers que pour des constructeurs et des maçons, en sous-traitance. Préparation de dalles et fondations, décaissement, tranchées pour réseaux, chemins d'accès : nous préparons le terrain pour que la suite du chantier démarre sur de bonnes bases, avec le matériel adapté à l'accès, y compris une micro-pelle de 70 cm de large pour les passages étroits.